(3) LES TROIS SAISONS DU BERGER
D'ici à quelques heures, notre Étoile majeure va quitter la Constellation du Lion pour prendre possession de l'espace dédié au signe de la Vierge. Sous-entendu, nous allons provisoirement
abandonner un signe de Feu pour nous installer dans un signe de Terre. Ensuite, autour du 20 septembre (le changement se produit dans une fourchette qui s'étale du 19 d'un mois au 23, selon les
positions des planètes) le Soleil entrera dans l'espace dédié à la Balance, un signe d'Air. Puis, vers le 20 octobre, Hélios s'invitera dans un signe d'Eau, pour revenir, fin novembre, dans un
nouveau signe de Feu ; en l'occurrence, le Sagittaire. C'est ainsi que tout au long de l'année, cette succession de signes - toujours dans le même Ordre cosmique - se renouvelle 2 fois encore, soit
un total de 3. Trois cycles de 4 mois, qui rythment la vie sur Terre en influant notamment la croissance des végétaux. Fin mars, en effet, "nous" entrons dans le signe de Feu primordial : celui du
Bélier. C'est alors la reprise de la circulation de la sève, de telle sorte que durant la phase du Taureau (signe de Terre) suivante, l'herbe et les plantes en général atteignent le maximum de leur
croissance annuelle. Arrive le 20 juillet et le passage au second signe de Feu, qui rythme les saisons : progressivement, la sève cesse de monter dans les végétaux ; le bois des branches de l'année
se durcit (s'aoûte), l'herbe se raidit. La sève amorce une lente décrue dans les plantes. Au 3° et dernier mois de feu (Signe du Sagittaire, 20 novembre) la sève qui a finit de redescendre se met
en poussée inverse et permet aux racines de prendre de l'extension. C'est précisément ce qu'indique le dicton du 25 novembre : "Pour Ste Catherine, tout bois prend racine". Notons au passage que
"tout bois" s'étend aux plantes réputées non ligneuses : je veux parler des plantes herbacées. En effet, le moindre brin d'herbe ... Contient du bois : les vaisseaux de conduction de la sève sont
toujours du liber ! Ainsi, l'herbe séchée, jaunie est-elle essentiellement constituée de bois. Or l'étude de la circulation de la sève des végétaux met clairement en évidence le fait qu'il n'existe
que TROIS phases climatiques dans la Nature et non pas 4, comme ce que l'on nous enseigne à l'école. Et ces trois phases, que conditionne la succession des signes : Feu, Terre, Eau et Air ...
Exercent une influence majeure sur les animaux et un troupeau en particulier. Ainsi, le passage au second mois de Feu (Lion) va-t-il déclancher la réceptivité sexuelle chez la majorité des femelles
en permettant aux mâles d'entrer alors en rut. La laine (non pérenne chez les animaux sauvages) va reprendre sa croissance (en prévision de l'hiver) dès le passage du Soleil dans le signe du Lion.
A l'opposé, l'entrée du Soleil dans le signe du Bélier va marquer le début de la chute de la laine, mais la croissance du nouveau poil. Les femelles du troupeau cessent d'être réceptives aux
avances des mâles, lesquels s'écartent pour 4 mois du troupeau : c'est la fin de l'oestrus. Ainsi en va-t-il de la vie : période de croissance, puis de maturité et enfin sénescence ou vieillesse,
donc 3 saisons dans l'année seulement ... Ce n'est que pour des raisons purement mathématiques que nos calendriers sont passés de 3 à 4 saisons, où les solstices et les équinoxes permettent, mais
en pure théorie, de mieux diviser l'année. En effet, contrairement à ce que souhaitent les mathématiciens, une année terrestre ne court pas d'un bien hypothétique point "fixe" dans l'Univers,
puisque la course de notre Terre varie d'une année sur l'autre ; de là les changements climatiques, tels que le chercheur Serbe MILANKOVIC les a mis en évidence en 1937. Ainsi, dans la réalité des
faits, une année terrestre court (par exemple) de la lunaison de l'épi, à partir du moment où le Soleil entre dans le signe du Bélier, à la lunaison de l'épi suivante, car, ce qui importe, c'est
moins la position théorique de la Terre au sein de l'Univers, que sa position réelle vis à vis de toutes les autres Planètes. Cette postion et elle-seule régle en effet toute vie sur Terre. En
effet, si le Soleil influe sur la vie (terrestre) en entrant dans tel ou tel signe, ainsi que je l'ai mis en évidence jusqu'ici, la Lune intervient alors, au cours de chacune de ses révolutions
autour de notre Planète, d'une durée moyenne de 29 jours, dix heures et 44 minutes ... Successivement, en effet, au cours du mois lunaire, tel un métronome, notre compagne va entrer, trois fois de
suite, dans les 4 signes suuccessifs de feu, de terre, d'eau et d'air. La lunaison de l'épi, si chère aux descendants des Hébreux, itervient alors que la Lune entre dans un signe d'eau (l'épi est
la fleur des graminées) ; le Soleil se trouve, quant à lui en Bélier : nous sommes dans le premier mois du printemps. Une autre incidence notoire de la Lune est tout à fait manifeste lors de
l'abattage des arbres, en vue d'en obtenir du bois d'oeuvre. Afin de s'affranchir de la présence de tout champignon, comme de toute vermine, il faut couper le bois qui perd ses aiguilles ou ses
feuilles à partir de la pleine Lune et, inversément, à partir de la Lune noire (nouvelle) ceux qui gardent aiguilles ou feuilles. En agriculture biodynamique, les passages de Lune aux noeuds,
éclipses, périgées et apogées revêtent toute leur importance et nous montrent à quel point les différents astres influent sur les circuits d'ondes vitales... Et ce, en contradiction avec les lois
mathématiques au sujet desquelles on nous affirme qu'elles règleraient toute chose, toute vie. J'ajoute, pour conclure, que le "3" est ni plus, ni moins que "Le" nombre parfait. Ainsi, tout comme
il ne saurait y avoir "que" 3 temps dans une valse, il ne peut donc y avoir seulement "que" 3 saisons dans une seule année ...
Publicité