LA RICHESSE EST DANS LES SOUS-BOIS
Les sous-bois en plein été en Provence regorgent de végétaux qui possèdent la particularité de savoir rester vertes au plus fort de la sécheresse ... Contrairement aux herbages comme aux champs
cultivés, lesquels sont désormais essentiellement constitués par des monocultures industrielles financées a grands frais par l'UE. Ainsi, mes chèvres font quotidiennement leur régal des
innombrables variétés que je vais m'efforcer de détailler ci-après. Dans les sous-bois où la sécheresse me contraint d'emmener mon troupeau, nous parvenons à trouver, outre du lichen qui foisonne
le long des vieux troncs, du feuillage : de lierre grimpant, d'églantiers, d'Aphyllante de Montpellier, de fragon, d' asperge, de différents trèfles, de genêts à balais, de genêts d'Espagne, de
filaires, de garances, de clématites, de vergerettes, de laurier-tins, de santolines, d'euphorbes, d'élébores, de cistes cotoneux, de romarins, de génévriers, de cades, de pins sylvestres,
d'argelas, de chênes à kermès pour leurs glands encore verts, de panicauts, de molènes laineuses ou noires, de bouillons blanc, de streptotus, de cornouillers sanguins, d'amélanchiers, de sorbiers,
d'aubépines, de prunelliers, de ronces, de camérisiers, de chevrefeuilles odorants, d'euphorbes, des sédums, de génévriers de Phénicie, de rouvets, de nigelles de Damas, de câpriers, de monnaies du
pape, d'herbes au bitume, de trèfles étoilés, de lins bisannuels, d'arbousiers, de sarriettes, de thyms, de lavandes,de phagnalons, de stéhélines, d'oursins bleus, de leuzées à cône, de chicorées,
de catananches, de salsifis, les chiendents, les égilopes, les dactyles et j'en oublie car je ne parviens pas à toutes les nommer ... Or, plus tôt, dès que la belle saison s'installe et avec elle
ses pluies bienfaisantes, ce sont les différents millepertuis, les dame-d'onze-heures, les asperges, les iris, les consoudes, les trolles, les verges d'or, les inules, les armoises, les sénecons,
les épervières, les pissenlit, les laiterons, les lampsanes, les crépis, les scaroles, les luzernes, les mélilots, les lupines, les trèfles jaunes, les trèfles couchés et les filiformes, les
lotiers, les hippocrépis, les gesses aphylles, les sauges sclarées, les sauges officinales, les nerpruns cathartiques, les verveines médicinales, les pimprenelles, les oeillets, les géraniums
"robert", les mauves communes et les mauves sauvages, les mourons, les chardons, les centaurées, différents orchis, des ophrys, des vesces, des menthes poivrées, des cardères, des vipérines, des
scabieuses colombaires, des chénopodes, des amaranthes, des plantains, les lierres, les cirses, les renoncules, les benoîtes, les véroniques officinales, les germandrée, les gratterons, les faux
liserons, les renouée des oiseaux, des compagnons blancs, des silènes enflés, des fraisiers verts, des camomilles allemandes, des achillees mille-feuille, des trèfles rampants, des trèfles étoilés
... Qui tapissent nombre de nos sous-bois et si un gros troupeau ne parvient pas à se "faire un ventre" rien qu'avec ces espèces, tellement elles se trouvent disséminées, diluées dans la masse, du
moins, le fait de circuler quelques heures quotidiennement leur permet de se remplir d'une façon conséquente, notamment lorsque le troupeau en rentrant traverse les immenses étendues
semi-désertiques voulues par les villageois pour lutter contre la propagation des feux, où les chênes verts rabougris se disputent avec les cistes la faveur des parterres roccailleux et leur
ensoleillement de plomb ... Ainsi, devant un tel foisonnement de richesses naturelles produites sans le moindre effort, permettez que je m'étonne du fait que l'agriculture en général et l'élevage
intensif en particulier soient si consommateurs d'espaces boisés ... Au point de les avoir détruits préalablement pour pouvoir "rationnaliser" leur installation. Permettez que je me soucie de ce
que l'UE qu'a voulue, entre autres, mon propre père (il fut en son temps le chef de la négociation des accords entre la France et l'Italie, en vue de la signature du traité de Rome du 25 mars 1957)
finance à si grands frais des paysans "modeleurs d'espaces" afin que nos forêts ne finissent pas par "reprendre le dessus"... Car, outre la valeur purement fourragère que représentent toutes ces
plantes (qui ne nécessitent pas une seule goutte de gas-oil) ... Pour croître à profusion ... Elles constituent, qui plus est, des trésors de bienfaits pour la santé de nos animaux d'élevage comme
pour la nôtre, si nous les consommons (ces plantes ou ces bêtes) ! Je rappelle qu'il s'agit en France de milliers d'hectares de collines aux versants abrupts, sans irrigation, où les cultivateurs
auraient le plus grand mal à venir imposer leurs cultures bourrées de pesticides ... Je vais m'efforcer de détailler plus tard quelques-unes des propriétés médicinales et même nutritionnelles
connues et reconnues par les meilleurs spécialistes(dont François Couplan) au sujet de ces plantes sauvages appelées mauvaises ou même folles herbes. Voici le lien d'un site excellent, dédié aux
vertus thérapeutiques des plantes sauvages : http://www.01sante.com/xoops/modules/icontent/index.php?page=773
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